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L'unification italienne

 

 

 

 

Le Risorgimento et la formation de l’unité italienne (1815-1870)

 

 

 

Article rédigé par Caldéron

 

 


 

 

 

 

 

 

Introduction :

 

 

L’acte final du congrès de Vienne (9 Juin 1815) fait triompher le principe de légitimité. Les anciens souverains sont remis en place. L’Italie redevient, selon Metternich, une « simple expression géographique ». cette nouvelle carte exprime le retour d’une hégémonie Autrichienne, celle ci règne en effet sur la Lombardie et l’ex république de Venise, réunies dans le Royaume lombard-vénitien, le Trentin et l’Istrie, ainsi que dans ses Etats satellites : le grand duché de Toscane, remis à François III de Lorraine, le duché de Modène, dévolu à François IV d’Este Lorraine, le duché de Parme-Plaisance, donné à Marie-Louise, épouse de Napoléon Ier, le duché de Lucques attribué a l’infante d’Espagne Marie-Louise. Les Etats du Pape sont restitués mais les troupes impériales tiennent garnison dans les légations pontificales de Ferrare et Ravenne, les Bourbons recouvrent le royaume des Deux-Siciles et la Maison de Savoie, les Etats sardes. On assiste à la remise en vigueur de la législation d’Ancien Régime et du protectionnisme douanier. Les souverains replongent l’Italie dans un étroit conformisme, avec l’aide de la police qui contrôle la vie publique et fait la chasse aux idées libérales.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

Il est cependant impossible d’effacer les traces de la période française. Le Piémont et les Deux-Siciles se montrent très réactionnaires, mais l’essentiel de la législation française et des reformes du despotisme éclairé demeure en place. Les milieux cultivés reste acquis aux idées nationales et au libéralisme. Ils cultivent le souvenir de la période française qui pour la première fois avait fait vivre les italiens dans une patrie commune.<o:p></o:p>

La littérature sera le véhicule le plus efficace des aspirations nouvelles. Elles s’expriment dans le « populisme » du roman d’Alessandro Manzoni, « I promessi sposi » (les fiancés). Les dialectes demeurent fortement enracinés dans le peuple mais, avec l’affirmation graduelle du Toscan comme idiome de culture, l’Italie opère son unification linguistique.

 

 

L'échec des révolutions romantiques ( 1815-1948) :

 

 

 

De 1820 à 1830, on a des révoltes limitées qui se soldent par des échecs. Le mouvement du Ventuno (1821), après quelques agitations dans les Etats de l’Eglise, en 1817 et 1818, éclate à Naples en juillet 1820 une révolte sous l’influence du général Pepe. Au Congrès de Laybach (janvier 1821), le souverain réclame l’intervention de l’Autriche dont les troupes écrasent les libéraux napolitains en mars. Une dure répression s’abat sur le royaume méridional. Ces évènements se répercutent au Piémont, surtout à Turin en janvier 1821, et en mars, c’est la révolte de la garnison d’Alexandrie. Victor-Emmanuel Ier abdique le 13 mars en faveur de son frère Charles Albert qui accorde une constitution.<o:p></o:p>

Entre 1821 et 1830, l’agitation s’exerce dans le lombard vénitien où la police décapitent les complots fomentés par Maroncelli, Silvio Pellico, Confalonieri, Andryane et Arese. Ceux ci sont condamnés à de lourdes peines de prison, dans les cachots de Venise, Laybach ou Spielberg. Tandis qu’une agitation endémique persiste à Modène, dans les Etats du pape et dans le royaume de Naples, les 3 glorieuses de juillet 1830 (en France), relancent l’ardeur des patriotes. Ils s’insurgent à Modène, à Parme et à Bologne en février 1831. mais la France, de qui les libéraux escomptent un appui, proclame la non intervention. Dés mars l’ordre est rétablit. Les Autrichiens occupent Bologne, les français installent une garnison à Ancône.<o:p></o:p>

 

 

 

Giuseppe Mazzini

 

 

 

Après 1830, les caractères du mouvements national se transforment. Les patriotes en exil en Europe élargissent leur horizon politique et leur expérience. Ils comprennent que l’ère des complots locaux est terminé et que l’idée italienne doit mobiliser l’opinion publique de la péninsule. Trois grande tendances voient le jour... Le génois Giuseppe Mazzini (1805-1872) défend l’idéal d’une république unitaire, démocratique et déiste, instauré par l’insurrection des masses. Exilé en 1831 après avoir tenté un coup de main contre la Savoie, il fonde la même année la Jeune Italie, société secrète qui regroupe la plupart des anciens franc maçons et des carbonari. De 1831 à 1846, Mazzini tente de rallier à son mot d’ordre « Dieu et peuple », les patriotes auxquels il adresse une littérature clandestine de propagande, tandis qu’il tente de fomenter une guerre subversive en Italie. Mais le contraste est grand entre la stature morale de Mazzini, son moralisme intransigeant et la faiblesse de ses moyens d’actions. Des complots républicains sont étouffés, en 1833, dans les Etats Sardes où Charles-Albert, monté sur le trône en en 1831, aligne sa politique sur celle de l’Autriche. Même faillite en février 1834 avec le fiasco de la seconde tentative d’invasion de la Savoie par les bandes de Ramorino. Dans le royaume de Naples des révoltes éclatent en 1832, en 1837, en 1841, mais surtout en 1844 où les frères Bandiera sont livrés par les paysans et fusillés.<o:p></o:p>

La répétition de ces insuccès décourage une bonne partie de la bourgeoisie, soucieuse de calme, d’ordre politique, de progrès matériel. L’idée d’une solution modérée du problème italien s’affirme avec une vigueur croissante. A la rigidité doctrinal de Mazzini, aux rêves nébuleux des carbonari font place les projets précis de l’abbé piémontais Vincenzo Gioberti (1801-1852) qui préconise un néo-guelfisme, groupant les Etats fédérés sous l’autorité d’une papauté libérée des jésuites. Enfin l’historien Cesare Balbo (1789-1853), dans ses Speranze d’Italia et son compatriote piémontais Massimo d’Azeglio (1796-1866) préconise une unification sous l’égide de la maison de savoie.<o:p></o:p>

 

 

La révolution de 1848 : cette révolution n’est qu’un aspect du grand mouvement Européen, « le printemps des peuples », mais elle garde la marques des révolutions romantiques, avec son mélange de générosité, de revendication sociales sans grande base doctrinale, de manque de coordination dans les initiatives. Les premières manifestations de cette révolution sont suscités par l’élévation au pontificat du cardinal Giovanni Mastaï-Ferretti, le 17 juin 1846. Pie IX promulgue une amnistie et atténue le régime absolutiste dans ses Etats, il devient l’idole des patriotes et une agitation naît dans divers coin de la péninsule. Celle ci est durement réprimé par Ferdinand II dans son royaume de Naples, la Sicile se soulève et le 15 janvier 1848 le roi annonce l’octroi d’une constitution. Cette pré révolution est relancées par les journées de février en France dont on espère le soutient. Des gouvernements provisoires s’instaurent à Parme, Modène, Plaisance, Reggio-Emilia. Ainsi le 24 Mars, Charles-Albert répond a l’appel des Lombards et annonce la guerre de libération, par le concours des seuls Italiens. Aux cotés des contingents sardes, se joignent des contingents pontificaux, siciliens puis napolitains. Ceux ci attaques les Autrichiens. Après des succès initiaux à Goïto et Pastrengo, Charles-Albert temporise et l’élan national se brise devant les réticences des souverains. Dés la fin Avril la révolution décline. Pie IX préoccupé par la menace de schisme des catholique Autrichiens, déclare qu’il se place au dessus de la mêlée, entraînant la fin du mythe néo-guelfe. Vienne reprend l’offensive, Radetzki reconquiert la Vénétie, bat les piémontais à Custoza, puis entre à Milan et impose un rigoureux armistice. La révolution se continue donc sur le plan intérieur, avec l’assassinat du ministre libéral Pellegrino puis la fuite de Pie IX, causé par les Mazziniens qui instaurent la République Romaine. La situation politique au Piémont pousse celui ci à reprendre la guerre contre l’Autriche. L’armée sarde est écrasée à Novare. Charles-Albert abdique en faveur de son fils Victor-Emmanuel II. Une expédition française est envoyée à Rome mais elle subit un échec aux portes de celle ci, défendue par Garibaldi. Louis-Napoléon qui veut se concilier la droite catholique accentue les interventions. Les Français entre à Rome le 4juin, d’où les républicains s’échappent à grand-peine.

 

 

L'affirmation des modérés : Cavour et la "décennie de préparation" ( 1849-1859)

 

 

Cavour

 

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L’échec de 1848, met fin a l’ère de « la politique du poignard ». Désormais, c’est la bourgeoisie capitaliste qui prend les commandes du Risorgimento. Tout en demeurant agricole, l’économie de la péninsule connaît, avec un long retard sur les autres nations du continent, la révolution industrielle. A partir de 1840, début de l’équipement ferroviaire, les échangent s’intensifient. Ce sont souvent des initiatives étrangères qui implantent dans les ports et les grandes villes le machinisme industriel. Les modérés comprennent que la régénération de l’Italie passe par le développement économique. La libre entreprise et le libre-échange créeront les bases d’une vie internationale indépendante. Tandis que Mazzini, amer entre dans l’ombre, Gioberti, Manin et la Société nationale italienne lancent un appel au ralliement autour de la maison de Savoie et du Piémont, seul Etat épargné par la réaction. Massimo d’Azeglio, après avoir signé la paix nécessaire avec l’Autriche le 6 août 1849 à Milan, entame la lutte contre les privilèges du clergé. Cavour, élu député en 1848, entre au gouvernement le 11octobre 1850 comme ministre de l’agriculture et du commerce, puis devient Président du Conseil en Mai 1852. C’est un conservateur intelligent qui voit dans les libertés constitutionnelles les moyens de moderniser le Piémont. Il forme le 4 novembre 1852, le « grand ministère » qui pendant sept ans assurera la régénération de la patrie. L’adhésion au libre échange vivifie l’économie, la laïcisation du pays se poursuit au milieu d’orageuses polémiques. Cavour, en associant le Piémont à la guerre de Crimée, associe ce petit pays (5 168 000 habitants en 1858), à la grande politique Européenne. La présence des troupes sardes à la bataille de Tchernaïa lui vaut de participer au Congrès de Paris (février-avril 1859) et de poser la question italienne à la face de l’Europe.

 

 

La naissance du royaume d'Italie ( 1859-1861)

 

 

Cavour veut avant tout éliminer la présence Autrichienne en Italie. Il sait qu’une aide extérieure est indispensable, il cherche l’appui de Napoléon III. Mais l’opinion Française est réticente, l’empereur lui même hésite à susciter un bouleversement de l’ordre Européen qui inquiète l’Angleterre. Mais l’attentat du carbonaro Orsini et de ses complices Mazziniens, qui entendent le punir de ne rien faire pour l’Italie, le pousse à signer une Alliance Franco-Sarde, lors de l’entrevue secrète de Plombières (21 juillet 1858), qui stipule la cession de la Savoie et de Nice, en échange le Piémont sera à la tête du royaume de la haute Italie. Les Etats du Pape et le Royaume de Naples entrent dans une confédération, sous la présidence honorifique du souverain pontife. Au moment où, devant les représentation de Londres, Napoléon III semble se dérober, c’est l’Autriche qui force les évènements en adressant un ultimatum au Piémont le 20 avril 1859.

 

La guerre d’Italie est marquée par les victoires française de magenta et solférino. Mais l’Empereur soucieux d’une mobilisation prussienne, interrompt la lutte et signe la paix de Villafranca, à laquelle on prévoit une confédération présidée par le Pape et la cession de la Lombardie au Piémont. Mais en Italie centrale des révolution éclatent encouragées par Cavour qui à entre temps quitté le pouvoir. Les souverains de Toscane, de Modène et de Parme sont chassés et remplacé par des gouvernements provisoires qui proclament le rattachement au Piémont. Cavour revient au gouvernement le 16 janvier 1860 et reprend l’initiative et cède la Savoie et Nice à la France.

 

 

Garibaldi et les Milles

 

 

Garibaldi avec l’aide occulte de Cavour, tente une expédition contre le royaume de Naples, c’est « l’expédition des milles », il écarte les Napolitains à Calatafimi et prend Palerme. Il entend établir établir un régime démocratique et opérer de profondes réformes agraires. Une révolution populaire menace de faire perdre à Cavour la direction du mouvement national. Ce dernier envois en Sicile La Farina puis Depretis, pour neutraliser Garibaldi et organiser un gouvernement régulier. Garibaldi franchit le détroit de Messine et entre à Naples. Cavour envois alors des troupes, qui traversent les Etats du Pape et battent ceux ci à Castelfidardo. Ils occupent les Marches et l’Ombrie en prétextant éviter l’attaque de Rome annoncée par Garibaldi. Pie IX ne garde que Rome et ses alentours. Après avoir obtenu la soumission de Garibaldi, Victor-Emmanuel entre dans Naples. A son tour, le royaume des Deux-Sicile est annexé après plébiscite.<o:p></o:p>

Le premier parlement Italien est crée le 27 avril 1861, Victor-Emmanuel est proclamé roi d’Italie. Cavour meurt le 6 juin. A sa mort l’unité passe par une phase de stagnation et d’incertitude.<o:p></o:p>

A l’entrevue de Biarritz en octobre 1865, où Bismarck développe à Napoléon III ses projets contre l’Autriche, l’empereur intervient pour faire conclure une alliance Italo-allemande (8 Avril 1866). Lorsque la guerre éclate, les italiens sont battus à Custoza (24 juin). Malgré la victoire prussienne de Sadowa (3 juillet), les italiens veulent remporter un succès mais ils essuient dans l’Adriatique une défaite navale à Lissa. Le 3 octobre la paix de vienne cède la Vénétie à Napoléon III sous condition de rétrocession à l’Italie, après plébiscite et moyennant le paiement de 35 millions de florins.<o:p></o:p>

Reste toujours la question de Rome, Garibaldi avec 3000 volontaire arrive aux portes de Rome. Napoléon III envoi un corps expéditionnaire dirigé par le général Failly qui disperse les chemises rouges à Mentana. La France réoccupe Rome. A partir de 1869, on envisage une alliance italo-austro-française, mais lorsque éclate la guerre franco-prusienne de 1870, l’Autriche et l’Italie se déclare neutre ( et hop des point de bad boy en plus pour ces deux là). Une ultime négociation, subordonnant l’alliance à l’évacuation de Rome, échoue devant l’intransigeance française. Les défaites françaises contraignent au rappel du corps d’occupation. Au lendemain de Sedan et de l’écroulement de l’Empire, le cabinet Sella se décide à l’action et annexe Rome, après l’avoir prise et soumise à plébiscite. Le 2 octobre Rome est proclamé capitale du Royaume.<o:p></o:p>

 

 

 

 

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