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Présentation du jeu par Sitzkrieg


Commander Europe at War a été développé conjointement par Slitherines Strategies (connu pour avoir développé Chariots of War, Legion Gold ou encore Gates of Troy) et Firepower Entertainment, édité par Matrix et est le premier d'une série de jeux de stratégie au tour par tour (le deuxième étant Napoleon Commander At War)

Le jeu

Commander Europe at War (CEAW) est un jeu de stratégie au tour par tour couvrant la période de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, la map s'étendant de la côte est des Etats-Unis jusqu'a l'Oural et l'Afrique du Nord. Deux camp sont jouables: l'Axe (regroupant l'Allemagne et l'Italie) et les Alliés (Etats-Unis, Royaume-Uni, France ainsi que l'URSS). le but du jeu est simple: pour l'Axe, conquérir l'Europe et pour les Alliés, vaincre l'Allemagne et l'Italie. CEAW se veut simple à maîtriser mais complet, nous allons voir si cela est vrai.


Le menu principal


Au premier lancement du jeu, nous avons le choix entre les options graphiques "faible" (correspond à la configuration miminum requise) et "élevé" (configuration recommandée). Une fois le choix fait, on découvre un menu simple: commencer une nouvelle partie, charger une partie, partie multijoueur, tutorial et les crédits.

Le multijoueur est assez complet puisqu'il vous propose trois modes de jeu: sur le même ordinateur ("Hotseat"), via email (PBEM) ou sur internet (IP).

Quand au tutoriel, même s'il est plutôt bien conçu, le joueur se sentira un peu perdu, il n'ya pas réellement d'objectif et l'aide est assez limitée: quelques messages pour expliquer tel ou tel menu/action.

Lançons une nouvelle partie: ce qui frappe en premier, c'est la simplicité de l'interface et sa clarté. Deux gros boutons permettent de choisir l'Axe ou les Alliés. Au milieu, il suffit de cliquer sur la date affichée (1939 par défaut) pour charger l'un des cinq autres scénarios: 1941 (début de l'opération Barbarossa), 1943 (Koursk), etc. Une réglette permet de donner un avantage à l'IA ou à soi-même (ou en cas de partie multijoueur, de favoriser un joueur débutant), l'avantage consistant en un bonus en points de production, de main-d'oeuvre....

Un menu d'options caché permet d'activer ou de désactiver les quatre "règles" disponibles: Activer ou non le brouillard de guerre (je conseille de l'activer pour plus de réalisme), Fin de la partie en 1945, Recherche Aléatoire (activé, cela rend la recherche moins "prévisible", des events aléatoires viendront l'influencer) et enfin, très important, la consommation de pétrole (nous y reviendront)

Configurer la partie se fait très simplement et rapidement, les novices en wargames seront ravis, quand aux joueurs plus expérimentés, les règles spéciales apporteront un challenge supplémentaire.


la map, les menus


Une fois la partie chargée, on découvre une grande map à base d'hexgaones, assez jolie. L'interface est bien pensée: en haut, une barre indique les ressources principales (capacité ferroviaire, main-d'oeuvre, points de production, stocks de pétrole). En bas de l'écran, occupant une prtie de l'écran de jeu, 3 "panneaux" de contrôle: le premier à gauche donne des informations sur l'hexe et/ou l'unité sélectionné. Au centre, une minimap, avec plusieurs onglets permettent par exemple d'avoir un aperçu de l'emplacement des ressources, des unités, une vue politique. Il est possible de masquer les unités et les noms sur la map (de villes par exemple) via deux onglets sur la minimap. Il est possible de zoomer grâce à un onglet (mais aussi via la molette de la souris). Très pratique et facile d'accès, cela ressemble à la minimap de Hearts of Iron II.

Le panneau de droite rassemble tous les menus/outils: réparation et upgrade des unités (il suffit de cliquer sur l"icone réparation ou upgrade et cliquer sur l'unité à réparer/upgrader), le menu des unités à déployer: les unités achetées sont déployées dans cette "réserve" une fois leur production terminée, ensuite vous n'avez plus qu'a les positionner sur la map. Un menu "diplomatie" permet de déclarer la guerre aux autres pays (les alliés peuvent déclarer la guerre aux pays neutres, petite déception) tandis que le traditionnel menu des options vous permet de sauvegarder, charger, désactiver la musique, afficher des counters au lieu des sprites, etc. Les autres menus disponibles sont recherches, achat d'unités, statistiques (permet de voir en un clic les pertes de chaque pays, le nombre d'unités disponibles par catégorie, les ressources disponibles et les conditions de victoire) et fin du tour.


Les graphismes et la bande son


Les graphismes de CEAW ne sont certes pas plus beaux que d'autres wargames, mais ils sont loin d'êtres désagréables: chaque pays a ses propres graphismes, et ils reflètent aussi le niveau technologique d'un pays: un corps blindé représenté par un sprite de Panther sera bien sûr plus puissant que le modèle de base (représenté par un panzer IV). les unités sont facilement reconnaissables sur la map, on ne risque pas de confondre un corps d'infanterie avec un chasseur. Seul défaut, les unités sont un assez petites sur la map, et lorsque de nombreuses unités sont présentes, cela devient un peu brouillon. Il est alors possible d'activer les counters, assez simplistes et franchement laids.

Les menus sont simples, clairs (voir la gallerie d'images), rien à dire de ce côté là.

Il est à noter que les graphismes sont issus des publications Osprey, spécialisé dans la publication d'ouvrages sur l'histoire militaire.

le bilan est en revanche plus mitigé du côté sonore. Quelques sons pour illustrer l'attaque ou le mouvement d'une unité et c'est tout. L'unique musique du jeu se fait vite oublier, elle colle bien à l'ambiance Seconde Guerre Mondiale (il est possible de la désactiver). Quelques pistes supplémentaires auraient été un léger plus mais c'est un wargame, ne l'oublions pas.


Les ressources, l'achat des unités, la recherche


Dans CEAW, chaque ville, port, mine ou puit de pétrole produit une certaine quantité de points de production (PP) (et de pétrole dans le cas des puits de pétrole, si la variante consommation de pétrole est activée) indiqué par un nombre. Cette quantité est influencée par le pourcentage d'effort de guerre, qui augmente au fur et à mesure que la guerre fait rage (en 1939, les Etat-Unis ont un pourcentage très faible, ils ne produiront quasiment rien). les points de production sont votre ressource principale: acheter des unités, mener des recherches, réparer des unités, les améliorer ou les charger dans des transports.

la main d'oeuvre est utilisée pour l'achat d'unités: plus vous recrutez, plus la qualité de la main d'oeuvre diminue (représenté par un pourcentage): un malus est alors appliqué si vous recrutez trop d'unités militaires: c'est un système original et plutôt bien pensé.

Si la variante pétrole est activée (pour plus de réalisme), vos unités motorisées, blindées, vos avions et navires consommeront du pétrole à chaque déplacement et attaque. Sans pétrole, ces unités sont inutiles car immobiles et seul un redéploiement stratégique pourra vous permettre de les déplacer: la capacité ferroviaire vous permet de faire des redéploiements stratégiques en nombre limité (il est possible, en dépensant des PP de passer outre ce nombre)

Complément en PP vital pour l'URSS et le Royaume-Uni, le système des convois "lend-lease" est assez original et est une bonne surprise: chaque tour, des convois apparaissent aux Etats-Unis, au Canada. il se déplacent automatiquement, et transportent une quantité aléatoire de PP à destination de l'URSS ou du Royaume-Uni. L'Axe peut intercepter ces convois avec des sous-marins (indétectables tant qu'ils n'attaquent pas) et les couler avant qu'ils n'arrivent à bon port, rendant la bataille de l'Atlantique intéressante à rejouer, voire vitale pour asphyxier les Alliés !

Le menu d'achats permet d'acheter des unités pour chaque pays de chaque "alliance": il y a 12 types d'unités dans CEAW, ce qui est assez limité pour un wargame.

Il est possible de recruter des commandants uniques (Guderian, Gamelin, Patton, etc), plus le commandant est de qualité, plus il est cher. Ils apportent un bonus d'organisation pour les unités dans le rayon d'action du commandant (un commandant doit être déployé sur une unité existante pour être utilisable). Les meilleurs commandant apportent un bonus d'attaque ou de défense.

La liste des unités disponibles: Garnisons (faible en attaque), Corps d'infanterie (la base d'une armée), Corps motorisé (peut se déplacer plus rapidement, est meilleur en attaque anti-char), Corps blindés (les unités terrestres les plus puissantes), Chasseurs, Bombardiers tactiques, Bombardiers stratégiques (réduit la production d'une ville), Sous-marin, Destroyer, Cuirassé, Porte-avions, Convois et Transports (créés automatiquement lorsque vous dépensez des PP pour déplacer vos unités par delà les mers).

la plupart de ces unités nécéssitent plus d'un tour de jeu pour être opérationnelles.

Le menu d'achat est assez simple, quelques clics suffisent pour lancer la production d'une armée.

La recherche est très simplifiée puisqu'elle consiste en cinq branches (infanterie, blindés, aviation, marine, général) subdivisées en trois sous catégories.

Pour l'infanterie, il y a par exemple trois types de recherches disponibles: artillerie (niveau max 5), défenses fixes (niveau max 5) et armes antichar (niveau max 6). Pour effectuer une recherche, il faut sélectionner une branche et créer un "laboratoire" coûtant des PP (nombre maximum limité), la progression de la recherche se réparti alors sur les trois sous-catégories, plus vous créez de labos par branche, plus la recherche sera rapide. Il est cependant possible de se concentrer sur une seule sous-catégorie en particulier en dépensant des points ("focus"). le bonus accordé par la découverte d'un niveau ("level") est indiqué clairement.

Il n'ya pas beaucoup de recherches disponibles contrairement à d'autres wargames, mais cela suffit à simuler correctement et de façon simple mais finalement assez complète la Seconde Guerre Mondiale.


Le système de combat et l'IA coriace


Pour déplacer une unité, il suffit de la sélectionner et de choisir un hexe en surbrillance. Pour attaquer, il faut placer l'unité à proximité de l'ennemi. Les chances de vaincre varient selon le type d'unité, de terrain, la présence de rivières ou de fortifications. Il est possible de connaître par avance vos chances de victoire grâce au panneau de contrôle: une prédiction plus ou moins favorable apparait alors (par exemple 10:5 signifie que vous allez peut-être infliger 10 points de dégats mais en recevoir 5).

Chaque unité a des statistiques détaillées, telles que sa force (max 10), son organisation, sa nationalité, son ravitaillement, mouvement, attaque, défense, résistance au "choc", etc

Le combat est simulé immédiatement après avoir cliqué sur l'ennemi, et le résultat est affiché brièvement sur la map, c'est-à-dire les dégats infligés.

Les chasseurs interceptent automatiquement les bombardiers ennemis et escortent automatiquement vos bombardiers (le combat entre chasseurs est résolu en premier, ensuite le combat bombardier-unité terrestre). Notez que l'utilisation des bombardements stratégiques sur une ville réduit sa capacité à produire des PP. Les villes, mines, ports se réparent automatiquement et progressivement chaque tour.

Il est dommage de constater que les saisons ne sont pas inclues et n'influent pas sur le mouvement et l'organisation des unités: seuls des événements sur l'hiver russe en 1941-1942 simulent cela.

le système de combat est assez simpliste, et le nombre d'unités faible mais cela reste complet grâce au moteur de combat: il n'est pas possible de vaincre sans très lourdes pertes une unité dans une forteresse à l'abris derrière un fleuve par exemple. Le jeu est accessible aux novices mais devrait séduire les vieux wargameurs.

L'IA quand à elle m'a surpris quelques fois, notament dans l'escorte de ses convois. Elle tente aussi de faire des encerclements, de détruire en priorité vos unités affaiblies, et n'est pas trop suicidaire. Par exemple l'IA Axiste envahi la France en novembre 1939, tente de reproduire la bataille d'Angleterre, envahi la Yougoslavie avec la moitié de ses blindés en juin 1941, et coule sournoisement mes convois de lend-lease !

Les conditions de victoire: l'Axe doit conquérir Londres, Paris, Moscou et Washington (1 point par capitale) et tenir Rome et Berlin (0 point car capitales de l'Axe). Les Alliés doivent conquérir Berlin et Rome (1 point par capitale) et tenir Londres Paris Moscou et Washington (0 point). Il est possible de savoir combien de points chaque camp possède en consultant le menu des statistiques.


Une bonne surprise: un Hearts of Iron "light"


je ne m'attendais pas à tester un jeu finalement très complet. CEAW offre de nombreuse possibilités pour les amateurs de wargames au tour par tour, servi par une interface vraiment bien pensée et facile à maîtriser, des graphismes assez réussis, un moteur de combat réaliste: une bonne surprise.

Il a bien sûr des défauts, il manque le cycle des saisons, les unités ne sont pas très variés et des events historiques auraient été les bienvenus, de même qu'une bande son plus riche...

Un jeu divertissant, parfait pour apprendre les bases du wargame tour par tour ou pour se détendre entre deux parties de Hearts of Iron II !

Si je devais lui mettre une note, elle serait de 15/20.

Patch

Commander : Europe at War a plusieurs mise à jour

La première est le patch 1.02, corrige quelques bugs,améliore l'interface, rééquilibre le  jeu. Ce patch est en anglais. Lien

Le patch 1.02 hotfix  est une mise à jour mineure qui corrige un bug de l'ia, aussi en anglais. Lien

Le patch 1.06 est plus importante que les deux autres, revient sur tous les élements du jeu pour améliorer la simulation, patch multi-langue donc en français. LIen

 

Galerie d'images

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