Système TeamSpeak du Réseau Jeux-Strategie.com Abonnez-vous à nos flux RSS Mur du Réseau Jeux-Strategie.com
 

      

Le test de notre rédaction

Empires of Steel

Entre Risk et Strategic Command

 

En ce qu’il emploie un système de jeu « tour par tour simultané », le wargame Empires of Steel, première production du studio de développement Atomicboy Software et édité par Battlefront, semble axé sur le jeu multijoueurs. Plongeant le joueur dans des conflits, réels ou fictifs, du XXème siècle, il n’en demeure pas moins intéressant en solo notamment du fait des vastes possibilités de modifications qu’il offre à la communauté de joueurs.

Empires of Steel est le premier wargame des développeurs d’Atomicboy Software et évoque chez les wargamers l’influence de nombreux autres jeux. Plus précisément, Brit Clousing, le concepteur d’Empires of Steel affirme s’être inspiré de jeux auxquels il jouait comme Empire, la série des Civilization, Starcraft ou encore Master of Orion. Ces jeux ont notamment pour caractéristique commune d’être bâtis sur un système au tour par tour plutôt qu’en temps réel. C’est donc au premier chef comme un jeu de stratégie au tour par tour que se présente Empires of Steel. Il s’agissait de laisser aux joueurs le temps de réfléchir, de ne pas être sous pression lorsqu’il appartient de prendre des décisions stratégiques ainsi que de pouvoir par là même exploiter le plein potentiel du jeu. Privilégiant par ailleurs l’échelle grande stratégique au sens où les alliances ou encore le commerce tiennent une place prépondérante dans l’expérience de jeu, il demeurait primordial que le joueur puisse planifier ses actions tour par tour. L’inconvénient majeur de ce mode de jeu (le fait d’attendre que les autres joueurs aient fini leur tour pour jouer) est enfin atténué par l’aspect simultané du tour par tour d’Empires of Steel.

Quelque part entre Risk et Strategic Command

Le jeu en lui-même est très accessible, il consiste comme la plupart des wargames en une fenêtre de jeu en 2D qui ne requiert qu’une modeste configuration. Pour ce qui est de ses fonctionnalités, Empires of Steel semble se situer quelque part entre Risk et Strategic Command. Moins simpliste que Risk avec un système de technologies élaboré mais privilégiant néanmoins la grande stratégie, il demeure plus accessible qu’un Strategic Command avec ses décisions historiques tout en présentant une moins grande variété d’unités. Plus précisément, le joueur ne pourra produire au début des parties qu’une poignée d’unités (infanterie et transports de troupes notamment). C’est en recherchant des technologies parmi la centaine proposée que de nouveaux types d’unités seront débloqués (les chars d’assaut par exemple) et que seront améliorés les types déjà connus (il y a par exemple sept modèles de chars d’assaut, chacun étant évidemment plus performant que le précédant). C’est ainsi qu’à la fin d’une partie, les joueurs pourront en principe produire près d’une quinzaine d’unités différentes allant de l’artillerie aux sous-marins et porte-avions en passant par les missiles et satellites.
Chaque type d’unité a en outre des caractéristiques et une utilité propres. Les sous-marins seront par exemple précieux pour couler les convois ennemis tandis que l’infanterie permettra de capturer et d’occuper les bâtiments.

Au cours de leurs parties, les joueurs hériteront d’une base et devront conquérir le plus de territoires possibles en déclarant la guerre à leurs voisins si besoin est (sur le modèle Risk). La carte comporte sept types de terrains (herbeux, désertique, arctique, forestier, montagneux, urbain et maritime) et quatre ressources différentes qui seront nécessaires au développement des « empires d’acier » : le pétrole, le fer, la nourriture et l’or. La production de nouvelles unités requiert du fer de même que les infrastructures des villes (usines, chantiers navals, casernes, raffineries de pétrole ou encore centrales nucléaires) tandis qu’elles consomment pétrole et nourriture une fois construites. L’or permet enfin de financer les recherches technologiques.
Empires of Steel se range résolument dans la catégorie des grands stratégiques dès lors que le joueur peut planifier une stratégie sur un plus ou moins long terme. On pourra ainsi choisir la nature et le lieu des différentes productions, les domaines de recherche sur lesquels axer ses efforts ou encore préparer minutieusement une frappe surprise en allouant les moyens militaires requis et en procédant à des reconnaissances.

Primauté du mode multijoueurs et possibilités de modding

Empires of Steel semble par ailleurs accorder le primât au mode multijoueurs (jusqu’à 20 joueurs), ce qui n’implique pas que le jeu ne soit pas intéressant en solo. L’intelligence artificielle demeure en effet correcte et pourra poser quelques difficultés aux novices. Quant aux joueurs avertis, ils pourront toujours accorder de nombreux bonus à l’intelligence artificielle pour lui permettre de rivaliser.
En ce qui concerne le mode multijoueurs, intelligences artificielles et joueurs humains pourront participer à une même partie (sur le modèle des bots dans les first person shooter par exemple). Les parties étant souvent longues, elles pourront bien évidemment être sauvegardées par le joueur hôte. Le serveur multijoueurs permet également d’indiquer son niveau d’expérience, facilitant la recherche d’un adversaire de même niveau.
C’est en outre en multijoueurs que pourront être pleinement exploitées toutes les fonctionnalités du jeu telles que les combinaisons d’alliances, le commerce de ressources, de technologies et mêmes d’unités. La communication durant les parties est facilitée par la présence d’un chat voix et texte intégré au jeu.

Empires of Steel offre enfin d’importantes possibilités de modding puisque les apprentis moddeurs pourront créer leurs propres cartes et scenarios (un générateur de cartes aléatoires étant fourni avec le jeu bien qu’il demeure possible de créer ses propres cartes de toutes pièces) et les partager via un serveur dédié.  Le jeu propose encore un éditeur de règles. A l’image de nombreux wargames, Empires of Steel s’assure de fait une durée de vie conséquente en donnant une grande liberté créative à la communauté de joueurs.

Conclusion

Loin d’être révolutionnaire par son concept ou spectaculaire par sa réalisation, Empires of Steel n’en demeure pas moins attractif pour les wargamers qui désireront s’amuser en solo ou en multijoueurs autour d’un jeu facile d’accès quoique pas dénué de profondeur ni d’intérêt.


Qualités :

- Simple d’accès et ergonomique (se joue en fenêtré et ne nécessite pas une configuration très avancée)
- Un mode multijoueurs et des possibilités de modding intéressantes

Défauts :

- On aurait apprécié un moteur de combat plus complexe et des unités plus variées
- Un jeu uniquement en version anglaise pour le moment…et qui pourra rebuter ceux qui ne se font guère à la langue de Dickens.

Configuration :

- Un processeur 1 GHz
- Système d’exploitation Microsoft Windows XP ou plus récent
- Mémoire vive de 1GB
- Carte graphique avec une résolution 800x600 et qui gère le 16 bits
- 100 MB d’espace sur le disque dur

Note : 6/10.

Galerie d'image pour Empires of Steel

Réseau Gamers et Stratégie. Association Loi 1901 à capacité juridique.
©1998-2017 Réseau Gamers et Stratégie - Tous droits réservés - Mentions légales