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Présentation de For The Glory par Antonius



« For The Glory » est un jeu publié par Paradox Interactive et développé par une poignée de fans à partir du moteur d’Europa Universalis II

Le jeu se déroule sur une période étalée de la fin du Moyen-Âge au début de l’ère contemporaine. Le joueur pourra tour à tour se lancer dans les grandes explorations, la colonisation, la conversion des territoires conquis, les guerres et bien sûr, le tout pour s’assurer la suprématie mondiale.

Des évènements interviendront en cours de jeu, historiques (comme la création du fameux empire de Charles Quint) et aléatoires (excellent ministre, mécontentement des marchands, etc) afin d’ajouter un peu de piquant.


Le volet militaire

Six types d’unités militaires sont disponibles : 3 navales (galère, galion, transport) et 3 terrestres (infanterie, cavalerie et artillerie). Elles ont bien sûr des valeurs de combat, un coût et des utilités différentes. 
Le joueur peut soit recruter en utilisant son manpower, soit embaucher des mercenaires plus onéreux et dont la composition est aléatoire. Pour conquérir un territoire, il faudra en général effectuer un siège plutôt long, et comme l’usure est de la partie… Chaque  acquisition de territoire (sauf coloniale) fait monter le badboy, et chaque déclaration de guerre fait tomber la stabilité du pays (le casus belli limite ce dernier point). Amateurs du grobillisme, passez votre chemin : le badboy et la stabilité limitent grandement les expansions et obligent le joueur à la retenue. Il est possible de construire deux types bâtiments militaires : le chantier naval et la forteresse (améliorable).

Le volet économique

La gestion économique est surtout basée sur un système de places marchandes dans lequel on envoit ses marchands afin d’augmenter ses revenus. Acquérir une de ces places marchandes est aussi bénéfique pour le revenu par l’impôt. Le joueur pourra aussi nommer un percepteur, un juge et un maire dans chacun de ses territoires afin d’améliorer entre autres l’impôt et la stabilité régionale. Plus tard dans le jeu, il sera possible de créer des manufactures d’armes, navales, d’artisanats, ou d’art qui augmenteront les revenus de la province.

Le volet diplomatique

La diplomatie permet, comme dans la plupart des jeux, de déclarer la guerre ou de créer des amitiés et de forger des alliances. Mais ici elle peut également servir aussi a étendre votre zone d’influence grâce à la vassalisation diplomatique et même à annexer pacifiquement certains pays. Il est possible de faire des mariages royaux (en nombre illimités ?), d’envoyer des lettre d’avertissement ou d’insultes afin de protéger ses arrières ou de provoquer une guerre par casus belli.

Le volet religieux

Différentes religions sont disponibles : Catholicisme (qui deviendra Réforme catholique par évènement), Protestantisme et Reformation (par évènement), Orthodoxie, Sunnisme, Chiisme, Hindouisme, Bouddhisme et Paganisme. Nations et peuples de religions différentes auront moins d’affinités. Il est en revanche possible d’étendre sa religion sur les territoires en sa possession afin d’éviter les révoltes religieuses, mais seule la guerre peut régler le problème d’un voisin énervé par votre manière de prier.

Le volet colonial

La colonisation s’opère d’abord par l’exploration. Pour cela il faut attendre d’obtenir un conquistador. Celui-ci, convenablement équipé d’une flotte et/ou d’une armée, explorera les zones vierges de la carte. Il est également possible de voler ou d’échanger des cartes avec d’autres nations. Une fois de nouvelles terres découvertes, on pourra y envoyer des colons ou des marchands. Les marchands créeront un comptoir qui permet d’exploiter les ressources de la province, les colons exploiteront ces ressources et fourniront des impôts mais leur coût d’installation est plus important.
Une colonie est considérée comme acquise si le nombre de colon atteint 1000 ou si le nombre de marchands atteint 100. Il est toujours possible de transformer un comptoir en véritable colonie. Tant que la colonie n’est pas acquise, elle est par ailleurs à la merci d’une révolte indigène, mais une fois acquise, les indigènes sont automatiquement intégrés et ajoutés à la population. Il est à noter que la construction d’un chantier naval permet d’obtenir des colons supplémentaires.

Le volet politique et technologique

Le monarque qui dirige votre nation a des talents plus ou moins grands en administration (plus d’impôt, marchands…), en diplomatie (réduction du badboy, diplomates, etc) et sur le plan militaire, ce qui influence bien entendu le jeu. Un mauvais monarque ralentira le développement du pays, tandis qu'un bon l’accélèrera. Il sera à certaines occassions possible de modifier l’orientation politique du pays. Vous pourrez ainsi augmenter le libre échange afin d’avoir plus de marchands, sombrer dans l’obscurantisme pour avoir plus de missionnaires et de colons, professionnaliser l’armée, centraliser le pays, ect.
Il y a bien sur des technologies. Celles-ci ne sont pas vraiment détaillées mais certaines débloquent des actions et permettent de nommer des maires, construire des manufactures d’art, un chantier naval ou améliorer la forteresse. Elles peuvent également augmenter globalement l’efficacité dans leur domaine. Les technologies commerciales augmenteront ainsi l’efficacité des marchands, les technologies administratives, celles des impôts, les technologies militaires et navales, celles des navires et des soldats. Il est possible d’investir chaque année dans chaque type de technologie et dans le rétablissement de la stabilité.

Conclusion

Certains points négatifs ternissent néamoins l'approche du jeu.
Le moteur graphique est obsolète de même que la carte qui est identique à celle d'Europa Universalis II.
Les choix diplomatiques sont d'autre part assez limités (pas d’échange ou d’achat de territoires par exemple) et les évènements aléatoires trop courants. Voir sa stabilité demeurer à -3 pendant plusieurs dizaines d’année de jeux est en effet plutôt lassant !

Le jeu n'offre par ailleurs assez peu de gestion et de stratégie durant certaines périodes de temps où l'on n'a finalement pas grand chose à faire. On aimerait par exemple pouvoir envoyer des missionnaires convertir les provinces des pays voisins, rallier des peuples à sa culture, acheter ou échanger des territoires… Hélas, le jeu apparaît rapidement répétitif. Les types d’unités militaires sont trop limités et les sièges bien trop longs. Le système politique est quant à lui assez peu opportun. Du moins dans une perspective historique ! Certes l'intelligence artificielle est plus performantes que dans le jeu original mais ceci ne saurait gommer les défauts précités.

Enfin, si les mods des fans apportent dans un premier temps un intérêt suplémentaire au jeu, celui-ci disparait très vite car les défauts du moteur demeurent.
Bien que développé avec passion et non sans talent par des fans d'Europa Universalis, For The Glory apparaît ainsi comme une redite d'Europa Universalis II que seuls des fadas du jeu original pourront réellement apprécier.

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