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Guide sur les combats aériens

Petit guide sur les combats aériens


Comment utiliser efficacement l’aviation

 

Traduit librement (et enrichi) par Total, à partir du site HOI2Wiki (texte initial de mld0806 sur le forum Paradox) (licence GNU)


 

 

 

 

1. Les fondamentaux pour avoir une aviation utile



La première chose à comprendre, c’est que pour que votre aviation soit efficace et donc utile, il va falloir l’intégrer complètement dans sa stratégie et investir massivement dedans. Si vous construisez quelques avions, épisodiquement (pour le « fun ») et que votre recherche ne suit pas, vous n’aurez aucun résultat sensible : autant ne rien faire du tout.

La recherche est de ce point de vue essentielle, en particulier pour les doctrines. En effet les doctrines aériennes permettent d’améliorer considérablement l’efficacité de l’aviation.
Il s’agit d’un investissement considérable, car les doctrines sont nombreuses. Ainsi, même les pays les plus performants (Allemagne, USA) ne pourront pas se payer le luxe de tout chercher. Pour être à la pointe du progrès, il faudra se concentrer sur un (pour les pays moyens) ou deux (pour les pays les meilleurs) domaines parmi les trois branches : bombardiers en piqué (BEP), tactiques (BT) et stratégiques (BS).

Une seconde chose à savoir, c’est que les infrastructures doivent être pensées en fonction des branches choisies. Ainsi, l’usage de bombardiers tactiques ou stratégiques peut se faire à partir d’aéroports très espacés, et donc sans infrastructure particulière.
Par contre, les BEP ont un faible rayon d’action, il faudra donc prévoir de construire des aéroports supplémentaires, sous peine de ne pas pouvoir utiliser son aviation ! (nous reviendrons sur ces aspects)



2. Les types de bombardiers



Il faut d’abord comprendre qu’une aviation n’est utile que pour bombarder l’ennemi ou pour se protéger des bombardements ennemis.
Un chasseur, par lui-même, ne sert pas à grand chose (sauf quand même pour la reconnaissance). Il sert uniquement à détruire les bombardiers ennemis et à protéger ceux de son camp. On reviendra sur la chasse dans le 3.

Comme on l’a déjà dit, il y a trois branches de doctrines : bombardiers en piqué (BEP), tactiques (BT) et stratégiques (BS).

Les BEP sont utiles pour le soutien des combats au sol : ils peuvent endommager les troupes terrestres (attaque au sol) ou les affaiblir en les désorganisant (interdiction), ce qui peut être très utile pour remporter un combat. Ils sont peu chers (par rapport aux autres bombardiers) mais ont un faible rayon d’action.

Les BS sont utiles pour détruire les installations des provinces : usines, ressources minières, infrastructures, aéroports, ports, DCA, radars… Ils sont peu efficaces pour détruire des unités terrestres. Ils ont un rayon d’action énorme. Par contre ils coûtent très chers (2 x le prix d’un BT, et 4 x celui d’un BEP).
Ils seront donc utiles pour affaiblir une économie (en détruisant les usines) ou pour paralyser une zone en détruisant les infrastructures (frappe logistique).

Les BT sont polyvalents. Ils peuvent à la fois servir pour le soutien au sol ou pour le bombardement stratégique. Ils sont presque aussi efficaces que les BEP pour l’attaque au sol. Par contre ils sont moins efficace que les BS pour l’attaque d’installation. Ils ont un rayon d’action conséquent, mais moins bon que les BS. De plus, ils sont disponibles à la construction dès le départ ; la plupart des grands pays en ont même un certain nombre dès le début).
Ils coûtent cependant assez chers ( 2 x plus qu’un BEP mais 2 x moins qu’un BS).

Une autre chose importante à savoir pour les BT, c’est que la découverte des doctrines initiales qui les concernent permet d’accéder à toutes les doctrines de chasse, alors que celles des BEP ou des BS ne permet d’accéder qu’à la moitié des doctrines de chasse.

De tout ceci, il ressort une première conclusion : si on ne devait choisir un seul type de bombardiers dans lequel investir, on prendrait sans doute le BT.
En effet : il est polyvalent, il a un bon rayon d’action, on en a déjà au début (donc autant utiliser au mieux ce qu’on a déjà) et la recherche de ses doctrines permet d’optimiser la recherche pour atteindre celle des chasseurs, vitale pour contrer l’aviation ennemie.

Son inconvénient majeur à mes yeux est qu’il n’est pas assez efficace. Il sera un bon support pour un bombardement stratégique mais ne sera pas suffisant. Pour l’attaque au sol, même s’il a des stats comparables aux BEP, comme il coûte 2x plus cher, on ne pourra en aligner que 2x moins, donc 2x moins de dégâts.

Mais comme on l’a déjà dit, au niveau technologie, ce n’est pas possible de tout rechercher en même temps et d’être au top du progrès (mais en fin de partie, on peut très bien rechercher une branche délaissée au début et finir en connaissant tout).

Il faut donc faire un choix, selon la stratégie qu’on voudra employer.

Si on est un petit pays, on pourra faire le choix de n’investir que dans la chasse. Pour un petit pays, en effet, l’investissement nécessaire pour avoir une bonne aviation ne pourra se faire qu’au détriment du reste. Autant investir alors dans l’infanterie et les blindés et essayer simplement d’avoir une chasse minimum avec de la DCA.

Pour un pays moyen (Italie, France), on pourra décider d’investir dans un seul type. Ce sera certainement alors le BT. Mais on peut aussi choisir le BEP, en sacrifiant les BT qu’on a déjà. Le BS sera certainement un mauvais choix car ces pays ne seront pas en mesure de tenir une guerre d’usure face aux « gros ».

Pour un grand pays, on peut se lancer dans le développement de deux types. On écartera la possibilité de la combinaison BEP/BS. C’est bien sûr possible, mais c’est courir deux lièvres à la fois. En voulant être bon dans deux domaines « philosophiquement » opposés, on court un grand risque de n’être bon dans aucun.
Je préférerai donc les deux choix suivants : BEP/BT ou BT/BS.

Prenons deux exemples pour illustrer ces choix :

L’Allemagne. Sa situation stratégique est défavorable.D’une part elle est encerclée par ses ennemis potentiels (Pologne, France, URSS) : donc sa seule possibilité est de les battre un par un rapidement avant d’être pris en étau. D’autre part, elle manque de certaines ressources minières sur son sol ; elle doit donc en position de faiblesse pour une éventuelle guerre d’usure.
Sa stratégie « naturelle » est donc de vaincre rapidement (guerre éclair). Le BEP permet cela, notamment grâce à la mission « interdiction ». En contrepartie, l’Allemagne n’a aucun intérêt à détruire les infrastructures ennemies, puisque son but est de les conquérir pour pouvoir les réutiliser le plus rapidement possible à son profit. C’est vrai en particulier pour les routes : la frappe logistique sera contre productive car cela ralentira sa progression dans le territoire ennemi. Les BS ne sont donc pas utiles.
Le choix le plus logique pour l’Allemagne est donc de se concentrer sur les BEP et les BT. Ces derniers apporteront malgré tout l’avantage de leur rayon d’action, utiles dans les steppes russes ou le désert africain. Ils pourront être utilisés aussi pour l’attaque de l’Angleterre.

L’Angleterre. Ce pays est protégé par les mers et sa flotte. Elle n’a donc pas à craindre d’attaque terrestre massive de la part de ses ennemis, tant qu’elle contrôle les mers. De même elle ne devrait pas être en position d’attaquer l’Axe en Europe avant de nombreuses années.
Des combats terrestres sont cependant prévisibles dans les colonies, contre l’Italie ou le Japon. Les BT pourront alors être très intéressants pour le soutien des attaques au sol, grâce à leur rayon d’action important et leurs capacités d’attaque au sol.
Les BEP, au contraire seront peu utiles dans les premières années.
En Europe, de nombreuses usines allemandes sont aussi à portée de vol d’un BS. De plus, l’Angleterre peut miser sur le long terme et faire une guerre d’usure, en faisant un embargo et en affaiblissant la capacité de production allemande.
Au cas où l’Allemagne se lance dans une bataille de l’Atlantique, la destruction des ports peut ralentir la récupération des flottes allemandes et aider à la victoire. Si les sous-marins sont indisponibles car ils ont du mal à récupérer l’orga perdue au combat, ils coulent moins de cargos !
Le choix de l’Angleterre devrait donc très certainement être en priorité les BT et BS. En 44-45, avec l’aide des USA (plans), il devrait être possible de lancer la recherche pour les BEP et de se doter ainsi d’un appui au sol plus efficace.



3. Les « chasseurs » : chasseurs, intercepteurs, chasseurs d’escorte



Le débat fait rage pour savoir ce qui est mieux entre chasseur ou intercepteur. On peut très bien décider de se concentrer uniquement sur l’un ou l’autre. Mais les différences sont quand même sensibles et ils ne devraient pas être utilisés exactement de la même manière.

D’abord, les chasseurs sont supérieurs aux intercepteurs en combat. Ensuite ils ont un rayon d’action supérieur. Ils sont donc l’unité idéale pour des missions de supériorité aérienne pures, c’est à dire où l’objectif est de détruire la chasse adverse sur son terrain avant d’envoyer ses bombardiers. Les intercepteurs peuvent aussi faire l’affaire mais seront moins efficaces.
De l’autre côté, l’intercepteur est meilleur pour attaquer les bombardiers ; il est donc idéal pour défendre ses provinces. S’il est la cible d’une attaque par des chasseurs ennemis, il pourra compenser son infériorité grâce au bonus des radars.
En résumé, les chasseurs sont meilleurs pour l’attaque et les intercepteurs pour la défense.
Pour ce qui est des chasseurs d’escorte, là aussi le débat est ouvert.
Selon mld0806, l’auteur du texte original, ceux-ci sont toujours une nécessité. Les arguments pour ne manquent pas, en effet :
Les chasseurs d’escorte encaissent en priorité les attaques provenant de la chasse ennemie et de la DCA. De plus, ils disposent d’une meilleure attaque (contre les avions) et d’une meilleure défense contre les deux. Cela permet d’épargner les bombardiers, qui sont alors capables d’attaquer plus longtemps (perte moindre d’orga) et plus efficacement (les dégâts étant proportionnels à la « barre de vie » de l’unité). Cela est particulièrement vrai pour les bombardiers stratégiques.
Ils sont très utiles aussi pour des BT contre les porte-avions. Les bombardiers navals sont déjà bien protégés de ce côté-là et peuvent se passer d’escorte, sauf à devoir faire face à des chasseurs.
L’auteur préconise d’adjoindre un chasseur d’escorte par bombardier.

Je reste cependant sceptique sur le sujet, surtout dans le cas du jeu en solo. En effet, je trouve qu’il est de toute manière suicidaire d’attaquer une province bien défendue par de la DCA (personnellement, je me limite à un niveau de 2 ; voir après pour « traiter ce problème »). Pour ce qui est de la chasse, je trouve plus efficace de la réduire au silence par des chasseurs avant d’attaquer. De toute manière, l’IA gère très mal ses avions, dans l’état actuel du jeu, et je n’ai jamais été confronté à une opposition valable.
J’ai donc « coupé la poire en deux » et je mets un chasseur pour trois bombardiers. Mais la plupart du temps, je pense qu’on pourrait s’en passer.

On peut noter que les doctrines aériennes de la branche BT et certaines des chasseurs permettent de faire baisser avantageusement le coût des chasseurs d’escorte. Donc dans le cas d’une stratégie BS, l’utilisation de chasseurs d’escorte peu coûteux pour protéger des BS très coûteux doit certainement devenir plus rentable.



4. Les étapes nécessaires pour une attaque aérienne efficace – et pour éviter les mauvaises surprises


4.1 Avant d’attaquer, commencer par assurer sa propre sécurité


Cela semble évidemment, mais ça va toujours mieux en le disant. Cela signifie d’avoir, dans les zones susceptibles d’être attaquées, mis en place un système de protection contre l’aviation ennemie.
On l’a vu, l’unité la plus efficace pour détruire les bombardiers adverses est l’intercepteur. Mais le chasseur sera utile aussi pour contrer les chasseurs ennemis. On pourra créer un « parapluie » d’intercepteurs en assignant à des groupes de 2 ou 4 des missions de supériorité aérienne, en permanence.
Cependant, en solo, vu la vitesse de déplacement des avions, on pourra très bien laisser au repos les unités et les faire intervenir uniquement au moment et à l’endroit où on subira une attaque. Dans son rayon d’action (assez court, il faut dire), l’intercepteur devrait intervenir assez vite pour arrêter le bombardement (faire « pause »).



4.2 Prendre la supériorité dans les airs


Cette phase ne se limite pas à la mission « supériorité aérienne ». L’idée est de battre les unités ennemies (en fait surtout les désorganiser, car il est très rare de pouvoir détruire un chasseur/intercepteur adverse) et de l’empêcher de revenir rapidement au combat.
Il faut donc en même temps envoyer ses chasseurs attaquer la chasse ennemie, et détruire les aéroports (« destruction de pistes ») avec ses BT/BS. Un aéroport de niveau 0 ne permet pas de retrouver rapidement son organisation.
Pour garder durablement l’avantage, il faudra continuer à détruire les pistes périodiquement avant qu’elles se reconstituent
Si le combat aérien est rude et que l’ennemi en dispose, il sera aussi utile de détruire les radars (qui donnent des bonus de combat aérien), au moins pendant la période de combat la plus difficile.



4.3 Le bombardement stratégique



Le but est donc d’affaiblir l’ennemi en détruisant ses usines/ressources minières. Non seulement cela diminuera sa capacité de production, mais aussi sa capacité de transport. Donc le ravitaillement de ses unités et leur efficacité au combat.

La première chose à faire est de se débarrasser de la DCA présente sur la province (mission « attaque d’installations »), pour éviter les pertes.
Il faudra ensuite rapidement faire baisser le niveau d’infrastructure (mission « attaque logistique »), surtout s’il est élevé à la base. En effet, avec un niveau de 100%, les installations provinciales se réparent très rapidement. La DCA peut être remise en état en quelques jours, de même que les usines. Par contre, cela prendra énormément de temps si le niveau d’infrastructure est bas. Attention, le niveau d’infra remonte aussi, de la même manière, il faut donc le maintenir le plus bas possible.
Pour ma part, une fois le niveau d’infra près de 0, j’affecte une escadrille rien que pour le maintenir entre 0 et 5%.
On peut passer ensuite à la destruction d’usines (mission « bombardement stratégique »).

Le bombardement des ports (« attaque portuaire ») peut aussi être un objectif stratégique, pour empêcher la flotte adverse de récupérer correctement.

L’attaque logistique seule peut aussi être utile, dans le cas où on veut attaquer une zone très bien défendue. En effet, l’un des modificateurs de combat est lié à l’efficacité de ravitaillement. Cette efficacité est liée pour moitié au niveau d’infrastructure. Ainsi, faire passer le niveau d’infrastructure de 100% à 0% revient à infliger au défenseur un malus de –50, ce qui est considérable.
Attention, cependant, car une fois la bataille gagnée, cela va réduire aussi la vitesse pour pénétrer dans la province de façon très importante. Et il sera plus dur de défendre la position (ben oui, vous aussi, vous aurez plus ou moins le malus de –50 !). Cela peut être compensé en partie en ravitaillant les unités avant de les envoyer dans la province.


4.4 Le bombardement tactique (appui au sol)



Ici, le but est d’aider les unités au sol à gagner leurs combats. Il n’est plus question de détruire des installations ou l’infrastructure d’une province ; au contraire, il sera souhaitable de les garder dans le meilleur état possible pour les réutiliser rapidement à son profit.

Les deux mission fondamentales ici sont « attaque au sol » et « interdiction ». Certains ne jurent que par l’interdiction. D’autres, comme moi, préfèrent l’attaque au sol. En réalité, les deux ont leur utilité.

L’interdiction permet de faire baisser l’organisation d’une unité. C’est très utile avant un combat, puisque l’unité ennemie sera moins résistante et quittera le combat plus rapidement. Néanmoins, si aucun combat n’est prévu à court terme, cette attaque n’est pas très utile : l’unité récupérera au fur et à mesure son niveau d’organisation, gratuitement.

En contrepartie, l’attaque au sol use les effectifs de l’unité. Elle pourra bien sûr se renforcer, mais cela coûtera de l’argent et de la main d’œuvre à l’ennemi. Une unité peut même être complètement détruite ainsi ! (alors que la destruction d’une unité est rarissime dans un combat terrestre).
Si elle n’est pas détruite, une unité affaiblie fera moins de dégâts ; elle sera donc plus facile à battre. L’attaque au sol est donc toujours utile, même si l’interdiction est plus intéressante pour la préparation d’une attaque.

Au début, lorsqu’on découvre le jeu, le bombardement tactique peut sembler inefficace. Il peut pourtant être dévastateur. Voici quelques conseils tirés de mon expérience personnelle.

D’abord, construire beaucoup de bombardiers et les grouper. Dans cette perspective, c’est plus facile de faire des BEP, qui coûtent 2x moins cher. Il faut bien sûr chercher à baisser les coûts grâce aux technologies (production en série, doctrines des BEP…).
J’emploie généralement 9 ou 12 bombardiers par zone d’attaque (par groupe de 4 avec 1 chasseur d’escorte pour 3 bombardiers et en veillant bien d’avoir un maréchal dans les commandants).

Ensuite, le fonctionnement des combats (voir guide sur ce sujet) fait que, s’il y a beaucoup de cibles potentielles, les dégâts seront faibles.
En effet, les unités terrestres ont généralement une défense aérienne (un nombre de « jokers ») comparable à l’attaque (nombre de « tirs ») des bombardiers.
Donc pour un avion contre une unité terrestre, l’unité terrestre sera assez bien protégée (elle pourra opposer un joker à chaque tir réussi de l’avion). L’effet ne se fait sentir surtout une fois que les jokers ont été utilisés, il faut donc que les avions soient en surnombre.
Voici un ordre d’idée : une aviation de 9 bombardiers, au top du progrès, produira des dégâts de manière « visible » pour des groupes au sol de 6 unités ou moins.

Il faut donc viser les petits groupes.
C’est bien beau de dire ça mais en général, les divisions sont groupées le long du front, en « gros paquets ». Et grouper trop de bombardiers n’est pas une solution idéale car on a un malus quand on dépasse au mieux 16 avions (dépassement de la capacité de commandement = pénalité de –25% pour les unités au-delà). De plus, il y a un malus de –2% par avion présent.

Le but est donc d’éclater ces paquets, grâce à une attaque terrestre. On constate aussi que des avions attaquant pendant une attaque terrestre permettent de désorganiser plus vite l’ennemi.
On utilise donc d’abord les BEP/BT pour attaquer au sol ou interdire pendant le combat terrestre.

Une fois que l’ennemi est mis en déroute, en continuant l’attaque au sol, on se rend compte que les unités en déroute sont traitées individuellement et pas de façon groupée. L’IA ayant la tendance forte d’affecter un commandant par division, l’attaque de l’escadrille entière prend pour cible cette division esseulée ! Dans les steppes russes, en hiver particulièrement, une déroute peut prendre plusieurs jours, ce qui est alors suffisant pour détruire complètement la division !

Dans le cas d’un front compact, le maître mot doit donc être pour les BEP/BT le soutien des attaques terrestres et la poursuite des unités en déroute.

Mais on peut aussi trouver périodiquement des divisions esseulées. Par exemple des divisions en arrière du front, en train de le rejoindre. Ou des divisions dans les colonies, notamment en Afrique.
Le BT prend alors toute sa dimension. Grâce à son rayon d’action, il peut attendre des zones très reculées et détruire l’ennemi impunément. Dans ma dernière partie, j’ai ainsi conquis toute l’Afrique de l’est avec mes BT (8 bombardiers du départ, avec l’Allemagne), quasiment sans combat terrestre. Mes divisions servaient uniquement à conquérir le terrain. J’ai aussi aidé de cette façon le Japon à en finir avec l’Australie. La solution marche très bien en Russie aussi. Je suppose qu’elle doit être bonne aussi pour conquérir les îles du Pacifique !


5. La force aérienne et la mer



Pour faire participer l’aviation à l’effort de guerre naval, on pense bien sûr au bombardier naval, qui est certes le plus efficace.
Mais les autres bombardiers peuvent avoir leur utilité aussi.

On a déjà parlé du soutien par bombardement portuaire, qui peut indirectement aider les combats maritimes.

Mais les BT et les BEP peuvent aussi assumer des missions maritimes. Ils sont moins efficaces mais peuvent, avec le temps, avoir leur effet. D’autant plus qu’un navire endommagé ne se répare qu’à quai et lentement.

Même les BEP peuvent être utiles, dans le bombardement de zones de type détroit. Toujours avec l’Allemagne, j’ai ainsi détruit 75% de la flotte anglaise grâce à mes BT et BEP qui étaient postés près de la Manche : je forçais la flotte anglaise à y venir, en y postant mes sous-marins, puis je fuyais le combat tandis que mes bombardiers coulaient un par un les cuirassés et porte-avions ennemis.

Pour la bataille du Pacifique, les îles seront stratégiques pour y installer ses avions et progresser petit à petit vers l’ennemi. On retrouve la valeur stratégique qu’ont eu Midway, Guadalcanal, Iwo Jima pour les Américains et les Japonnais.



6. Aider l’aviation avec l’armée



Les avions sont faits pour supporter l’armée au sol, mais celle-ci doit aussi aider l’aviation autant que possible, notamment en lui fournissant des aéroports à proximité des combats.
Les aéroports sont donc des cibles prioritaires. D’une part on peut y poser ses avions, mais en plus l’ennemi ne peut plus y mettre les siens et donc se défendre !
De plus, si des avions sont stationnés dans l’aéroport quand il est pris, ceux-ci sont détruits ! (attention, ça marche aussi dans l’autre sens si l’IA prend votre aéroport…)



7. Pourquoi s’embéter autant avec l’aviation ?



Quand on voit l’investissement nécessaire pour avoir une aviation décente, on peut se demander si tout ça est vraiment utile !
Pour le prix d’un BS, on peut se payer un char ou 3 infanteries. De plus laisser tomber complètement la recherche aérienne (unités et doctrines) permet de libérer beaucoup de temps de recherche, disponible alors pour faire des rushs dans les autres domaines !
Alors pourquoi se compliquer la vie avec l’aviation ?

  • 1) La continuité des attaques (et des dommages !) : on a vu que même une fois le combat terrestre terminé, les BEP et BT peuvent continuer d’attaquer les unités en déroute. C’est même là qu’ils sont le plus efficace. Une fois la supériorité aérienne acquise, il est possible de faire des dégâts de manière quasiment continue et avec très peu de dommages pour ses avions. La méthode est lente, mais sûre, pour affaiblir l’adversaire.

  • 2) Effets à grande échelle : le bombardement stratégique, en faisant baissant la capacité de production peut faire baisser indirectement l’efficacité de combat de toutes les unités de l’ennemi dans le monde entier. L’effet sera certes modeste mais généralisé partout.

  • 3) Economies de ravitaillement et pétrole: les avions sont doublement intéressants de ce point de vue. D’abord ils consomment peu par rapport aux unités blindées. Ensuite, quand ils ne sont pas utilisés, ils ne consomment pas d’essence du tout, contrairement aux unités terrestres. Cela peut être intéressant lorsqu’on se trouve dans une zone mal ravitaillée (pas assez de convois disponibles) : on peut utiliser l’aviation pour affaiblir l’ennemi, puis la stopper pendant que les blindés lanceront leur attaque (ils n’auront ainsi pas de malus de manque de ravitaillement) puis la renvoyer pour poursuivre l’ennemi.

  • 4) Rapidité de mouvement : une escadrille peut être affectée à un autre front, même de l’autre côté de la planète, en quelques jours, quelque soit le niveau d’infrastructure de la zone en question. Ce n’est bien sûr pas pareil pour une unité terrestre, qui nécessitera parfois plusieurs mois. Cet avantage est décisif dans les zones éloignées des pays belligérants et avec une infra très mauvaise (Afrique, Chine ?). Cela peut permettre de créer un effet de surnombre en massant toute son aviation sur un point donné, puis sur un autre…

8. Quelques conseils en vrac



  • 1 ) Pour utiliser au mieux son aviation, on peut faire en sorte que le message de fin de mission apparaisse dans une fenêtre, avec pause. On peut ainsi lui affecter tout de suite une nouvelle mission, au lieu de l’oublier plusieurs mois dans un aéroport secondaire qui finira par se faire prendre par l’ennemi…

  • 2) Lancer la production le plus tôt possible : la construction d’un avion est longue. Ce temps peut être réduit grâce à l’effet de série, mais de toute manière, il faudra plusieurs années avant d’obtenir une aviation suffisamment nombreuse.

  • 3) Continuer à augmenter sa flotte aérienne au cours des années, surtout si de nouveaux fronts sont prévus. Cela permettra ainsi par exemple de continuer à contenir l’Angleterre tout en attaquant l’URSS.


  • 4) Adapter sa recherche et ses constructions en fonction des objectifs : si par exemple, avec l’Angleterre, vous avez privilégié dans un premier temps les BS, dans la perspective du débarquement, vous aurez intérêt à renforcer vos BT et si possible vos BEP.

  • 5) Faire des choix stratégiques et les assumer pleinement : si vous voulez vous consacrer à l’aviation, il faut y investir à fond ; cela signifie qu’il faudra sacrifier d’autres domaines, par exemple en laissant tomber le naval, ou certains types de brigades.

  • 6) Combat de jour ou de nuit ? Le combat de nuit est moins efficace et moins dangereux. La pénalité d’attaque de nuit est de –80% au départ, et peu être améliorée AU MIEUX à -70%. La pénalité en défense est -50% et peut être réduite à 0%.
    L’efficacité sera donc toujours faible. Mais cela peut-être une alternative à l’utilisation d’avions d’escorte.
    Bien sûr, l’utilisation d’un commandant ayant la compétence « oiseau de nuit » permettra de baisser un peu la pénalité ( +10% ?).

  • 7) Utiliser les avions au bon endroit : l’IA choisit la cible des avions au hasard dans une zone donnée, mais avec priorité pour les combats en cours. Si on veut donc avoir le support de l’aviation, il faut lancer l’attaque avant d’envoyer les avions, sinon ceux-ci risquent d’attaquer une autre province avant.

  • 8) Ne pas masser trop d’avions au même endroit : en effet, il y a à la fois une pénalité de –25% en cas de dépassement de la capacité de commandement (et il n’y a pas de QG aérien pour doubler cette capacité, contrairement aux unités terrestres) et pour chaque unité présente au-delà de la première (-2% par unité). Donc si on a 30 avions, avec un maréchal (CC = 16 escadrilles), chaque avion aura un malus de –56%, et 14 auront en plus un malus de –25% (soit –81% en tout !). Un bon compromis peut être de ne pas dépasser la capacité de commandement du meilleur officier.

  • 9) Faire attention aux conditions climatiques : la pluie, la neige rendent l’aviation moins efficace. Un orage l’empêche d’agir. Si vous attaquez de nuit, les pénalités supplémentaires climatiques rendront toute attaque inutile. Autant poser l’appareil et attendre pour économiser l’essence !
    Il existe cependant des doctrines qui permettent de baisser les pénalités.

  • 10) Utiliser au mieux le fonctionnement d’attaque par zone : il arrive qu’on souhaite attaquer une province et qu’on se rende compte qu’elle est au-delà du rayon d’action. C’est particulièrement vrai pour les BEP. Il est alors souvent utile d’afficher la carte des zones. Il y a souvent des provinces appartenant à la même zone que la cible souhaitée et qui sont plus proches. Si l’une d’elle est à portée, il suffit de la viser et vos avions iront parcourir TOUTE la zone. Des BEP peuvent ainsi menacer quasiment la moitié de l’Afghanistan ou toute la côte Est anglaise…

  • 11) Utiliser les aéroports des lignes arrière pour réparer. Si vous appliquez les conseils ci-dessus, vos avions seront rarement endommagés. Mais c’est comme tout, on a parfois de bonnes raisons de faire l’impasse sur tel ou tel principe et être prêt à sacrifier un peu ses bombardiers pour un objectif prioritaire. Ils répareront mieux s’ils sont inactifs et dans un aéroport de niveau suffisant (niveau supérieur au nombre d’avions affectés). Donc autant envoyer ses avions à l’arrière pour récupérer.


Conclusion (ou « ça y est c’est enfin terminé, on va pouvoir faire reposer nos neurones… »)


On voit que l’aviation n’est pas une condition sine qua none pour gagner à HOI2 ; si ses capacités sont limitées, on peut même faire l’impasse et se consacrer au reste.
Néanmoins, bien utilisée, elle peut être décisive, que ce soit pour apporter le « petit plus » dans le combat majeur ou pour progresser rapidement dans les zones pauvres en infrastructures.

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